Fabien Becker

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11 avril 2007

Parcours première chance !

Un dispositif au service des jeunes non qualifiés

Insérer les jeunes non qualifiés : une mission d’intérêt national

Selon l’INSEE et le CERC, 190.000 jeunes âgés de plus de 16 ans sortent chaque année sans aucune formation initiale autre que le brevet, soit 16% d’une classe d’âge. Les ¾ d’entre eux n’ont que le niveau « fin de 3ème » ou de « 1ère année de CAP ou BEP », c’est-à-dire aucune qualification leur ouvrant l’accès directement au marché du travail.

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Ces résultats sont mauvais. Les taux de non-qualification enregistrés par nos principaux partenaires sont souvent deux fois moindres : 6,8% au Royaume-Uni, 8,3 % en Autriche, 8,4% en Suède, 8,6% en Finlande, 11,1% au Danemark, 11,8% en Allemagne, …

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En proposant un « Parcours Première Chance » aux 190 000 jeunes, Ségolène Royal offre enfin à ces jeunes une formation qualifiante et une solution d'emploi en entreprise. L’insertion et la professionnalisation des jeunes sont les deux clés de voûte pour lutter contre le chômage qui les frappe.

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Le pilotage doit donc revenir à la puissance publique (la région en ce cas), car il s’agit d’un chantier d’intérêt général. 

Aider les TPE à embaucher : une nécessité économique et sociale

Cette première entrée dans le monde du travail doit s’opérer dans les entreprises qui éprouvent le plus de difficultés à embaucher et qui disposent d’un savoir à transmettre. En choisissant d’aider les entreprises de moins de 20 salariés à les prendre en charge, Ségolène Royal :

  • favorise la croissance : les petites entreprises sont celles qui peinent le plus pour recruter des salariés (notamment dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration, du bâtiment, de la «mécanique-electricité-métallurgie». En mutualisant les risques, la région leur permettra de transmettre un savoir, mais également de répondre à des commandes qu’elles ne peuvent jusqu’ici honorer. Ce partenariat, qui repose sur une logique de « gagnant-gagnant » est vecteur de croissance.

  • protège le maillage territorial : ces jeunes pourront ainsi rester dans leur région et l’ancrage des PME dans les territoires se trouvera renforcé.

  • valorise le travail : les TMPE et les PME offrent un contact permanent avec le chef d’entreprise et l’ensemble de l’équipe. Cette découverte du monde de l’entreprise sous toutes ses facettes est de nature à le rendre plus attractif.

Engager ces jeunes représente un risque supplémentaire pour ces petites entreprises, car ces derniers seront plus long à être opérationnels : il est légitime que cet effort spécifique soit en partie pris en charge par la puissance publique.

Un dispositif clair, qui allie formation et salariat

Le Parcours Première Chance doit favoriser l'insertion durable dans l'emploi privé « classique » des jeunes qui sortent du système scolaire sans qualification et qui sont souvent même trop éloignés de l'emploi pour accéder aux filières de la formation en alternance (ou y demeurer le temps de la formation). Le dispositif concerne les entreprises de moins de vingt salariés.

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L’objectif du Parcours Première Chance est de garantir au jeune un CDI de droit commun dans l'entreprise dont la rémunération ne pourra être inférieure au SMIC.

Pour  y parvenir :

  • le jeune bénéficiera des dispositifs d’insertion et de formation adaptés qui seront pilotés dans le cadre de leurs compétences actuelles par les régions. Chaque jeune bénéficiera d’une forme de tutorat adapté à sa situation, ou d’une formation en alternance. Ce suivi spécifique sera assuré en partenariat avec les missions locales, l’ANPE et l’UNEDIC.

  • les jeunes qui le souhaiteront pourront ensuite bénéficier de contrats d’apprentissage de droit commun.

  • un dispositif original sera mis en place pour accompagner et encourager les petites entreprises qui embauchent en CDI le jeune concerné : c’est le Contrat Première Chance. Les modalités précises feront l’objet d’une discussion avec les partenaires sociaux. Dans ce cadre, il pourrait être envisagé que cette aide aux petites entreprises, contrepartie de leurs efforts d'insertion, prenne la forme d'un remboursement par la région des salaires et cotisations sociales afférents à l'emploi du salarié pendant un an. Concrètement, la région rembourserait a posteriori ces sommes aux entreprises, qui paieraient les salaires et cotisations sociales comme pour tout contrat de travail.

    Pour éviter les effets d'aubaine et garantir une réelle insertion des jeunes dans les entreprises, une part substantielle de l'ensemble de ces aides (un tiers), ne sera versée qu'après 18 mois de présence dans l'entreprise, si le salarié y est toujours employé et correctement pris en charge.

    Une entreprise ne pourra bénéficier dans le même temps que d'un seul contrat première Chance, et devra laisser s'écouler un délai de six mois entre deux contrats première Chance.

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Ségolène Royal

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