Ribeauvillé : Fabien Becker

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27 juillet 2009

Réponse de Jean Louis Christ

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Après notre article du 16 juillet 2009 sur le vote de Jean Louis Christ et d'autres députés Alsaciens et Mosellans en faveur du travail du dimanche, le député a justifié son vote par le biais de son site internet en date du 22 juillet 2009 et tente de nous faire croire que son choix était le bon.

Si nous lisons bien son article, il est question de marchandage avec le gouvernement et Nicolas Sarkozy. Je cite Jean Louis Christ "...Nous avons défendu avec force ce principe lors de négociations, qui ont permis d’inscrire dans le corps du texte, un amendement qui réaffirme la non application de la loi en Alsace-Moselle..."

Le vote des députés Alsaciens et Mosellans en faveur du travail du dimanche pour les autres régions de France a bien été une monnaie d'échange. Je pensais qu'un député devait voter en conscience pour le bien de tous les Français ?

Si les députés "es" des départements 57, 67, 68, savaient que le travail du dimanche n'est pas une bonne chose, pourquoi l'avoir voté. Est il plus juste que les gens travail le dimanche ailleurs qu'en Alsace et en Moselle ?

Je tenais à remercier une nouvelle fois deux députés UMP qui ont eu le courage de voter contre : Yves Bur et Jean Ueberschlag

A croire que tous non pas perdu leur tête à l'UMP !

Fabien Becker

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23 octobre 2008

Jean-Louis CHRIST..

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L'affaire immobilière de Ribeauvillé qui à eu pour cause la mise en examen de Pierre SCHMITT, ancien Maire de Ribeauvillé et ancien conseiller général du Haut-Rhin et de Jean-Louis CHRIST, actuel Maire de Ribeauvillé et Député de la 2ème circonscription du Haut-Rhin devrait refaire la une de la presse écrite dans les prochaines semaines. Le procureur de Colmar devrait à ce moment décidé soit d'un "Non Lieux" soit d'un envoi devant les tribunaux.

Si cette dernière solution est retenue, l'assemblée Nationale votera pour ou contre la levée diplomatique de Jean-Louis CHRIST sous 30 jours suivant les indications du procureur. Par contre, il est en droit de conserver ses mandats de Député et de Maire, rien ne l'oblige à démissionner.

L'histoire des levées diplomatiques nous indique que, 95% des élus mise en examen et devant être présentés devant un juge, quelque soit le parti politique, démissionnaient par respect envers leurs électeurs.

Quel que soit l'avenir de cette affaire, elle aura jetée un froid dans cette ville et une réputation que nous, nous serions tous passé

Deux députés de suite mise en examens dans le même département, la même circonscription et du même parti politique n'inspire pas à se présenter aux prochaines échéances législatives, sauf pour ceux qui ne sont pas de ... l'UMP !

Fabien Becker

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26 juillet 2008

Les Quatre-vingts qui dirent « non »

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...au projet de loi du 10 juillet 1940...

Il est étrange de constater que les évènements se répètent siècle après siècle et de constater que la majorité des Français sont nul en histoire... Malheureusement !

Retour dans le passé ....

Le 29 juin 1940, le maréchal Pétain, président du conseil accepte la proposition de Pierre Laval, vice-président du conseil depuis le 23 juin et engage le processus de révision, en fait d'abrogation de la Constitution.

Le mercredi 10 juillet 1940, le projet Laval, légèrement modifié, est soumis à l'Assemblée nationale (réunion des députés et des sénateurs). Vincent Badie, souhaitant présenter la motion des 27 parlementaires opposés au projet et auquel le président Jeanneney n'accorde pas la parole, il est empêché par les huissiers d'accéder à la tribune. Il s'écrie : « Vive la République quand même. »

Résultats du scrutin du 10 juillet 1940

Le Parlement comptait à l'époque 846 membres, 60 députés et un sénateur (communistes) ayant été déchus de leur mandat en janvier 1940.

Députés
Sénateurs
Totaux
Inscrits

544

302

846

Votants

414

235

649

Pour

357

212

569

Contre

57

23

80

Abstentions volontaires

12

8

20

Absents « Massilia »

26

1

27

Autres absents

92

57

149

N'a pas pris part au vote

1

1

Les quatre-vingts parlementaires qui ont voté contre le projet de loi constitutionnelle

Sénateur
ou député
Département Groupe
parlementaire
Marcel Astier sénateur Ardèche Radical-socialiste
Jean-Fernand Audeguil député Gironde Socialiste SFIO
Vincent Auriol député Haute-Garonne Socialiste SFIO
Alexandre Bachelet sénateur Seine Socialiste SFIO
Vincent Badie député Hérault Radical-socialiste
Camille Bedin député Dordogne Socialiste SFIO
Emile Bender sénateur Rhône Radical-socialiste
Jean Biondi député Oise Socialiste SFIO
Léon Blum député Aude Socialiste SFIO
Laurent Bonnevay député Rhône Radical indépendant
Paul Boulet député Hérault Gauche indépendante
Georges Bruguier sénateur Gard Socialiste SFIO
Séraphin Buisset député Isère Socialiste SFIO
Gaston Cabannes député Gironde Socialiste SFIO
François Camel député Ariège Socialiste SFIO
Pierre de Chambrun sénateur Lozère non inscrit
Auguste Champetier de Ribes sénateur Basses-Pyrénées non inscrit
Pierre Chaumié sénateur Lot-et-Garonne Radical-socialiste
Arthur Chaussy député Seine-et-Marne Socialiste SFIO
Joseph Collomp député Var Socialiste SFIO
Octave Crutel député Seine-Inférieure Radical-socialiste
Achille Daroux député Vendée Radical-socialiste
Maurice Delom-Sorbé député Basses-Pyrénées Gauche indépendante
Joseph Depierre sénateur Rhône Socialiste SFIO
Marx Dormoy sénateur Allier Socialiste SFIO
Alfred Elmiger député Rhône Gauche indépendante
Paul Fleurot sénateur Seine Radical-socialiste
Emile Fouchard député Seine-et-Marne Union populaire française
Edouard Froment député Ardêche Socialiste SFIO
Paul Giaccobi sénateur Corse Radical-socialiste
Justin Godart sénateur Rhône Radical-socialiste
Félix Gouin député Bouches-du-Rhône Socialiste SFIO
Henri Gout député Aude Radical-socialiste
Louis Gros sénateur Vaucluse Socialiste SFIO
Amédée Guy député Haute-Savoie Socialiste SFIO
Jean Hennessy député Alpes-Maritimes Gauche indépendante
Lucien Hussel député Isère Socialiste SFIO
André Isoré député Pas-de-Calais Radical-socialiste
Eugène Jardon député Allier Union populaire française
Jean-Alexis Jaubert député Corrèze Radical-socialiste
Claude Jordery député Rhône Socialiste SFIO
François Labrousse sénateur Corrèze Radical-socialiste
Albert Le Bail député Finistère Radical-socialiste
Joseph Lecacheux député Manche Radical indépendant
Victor Le Gorgeu sénateur Finistère Radical-socialiste
Justin Luquot député Gironde Socialiste SFIO
Augustin Malroux député Tarn Socialiste SFIO
Gaston Manent député Hautes-Pyrénées Radical-socialiste
Alfred Margaine député Marne Radical-socialiste
Léon Martin député Isère Socialiste SFIO
Robert Mauger député Loir-et-Cher Socialiste SFIO
Jean Mendiondou député Basses-Pyrénées Radical-socialiste
Jules Moch député Hérault Socialiste SFIO
Maurice Montel député Cantal Gauche indépendante
Léonel de Moustier député Doubs Républicain indépendant
Marius Moutet député Drôme Socialiste SFIO
René Nicod député Ain Union populaire française
Louis Noguères député Pyrénées-Orientales Socialiste SFIO
Jean Odin sénateur Gironde Radical-socialiste
Joseph Paul-Boncour sénateur Loir-et-Cher Radical-socialiste
Jean Perrot député Finistère Radical-socialiste
Georges Pézières sénateur Pyrénées-Orientales Socialiste SFIO
André Philip député Rhône Socialiste SFIO
Marcel Plaisant sénateur Cher Radical-socialiste
François Tanguy-Prigent député Finistère Socialiste SFIO
Paul Ramadier député Aveyron non inscrit
Joseph-Paul Rambaud sénateur Ariège Radical-socialiste
René Renout sénateur Var Radical-socialiste
Léon Roche député Haute-Vienne Socialiste SFIO
Camille Rolland sénateur Rhône Radical-socialiste
Jean-Louis Rolland député Finistère Socialiste SFIO
Joseph Rous député Pyrénées-Orientales Socialiste SFIO
Jean-Emmanuel Roy député Gironde Radical-socialiste
Henry Sénès sénateur Var Socialiste SFIO
Philippe Serre député Meurthe-Moselle Gauche indépendante
Paul Simon député Finistère Démocrate populaire
Gaston Thiébaut député Meuse Radical-socialiste
Isidore Thivrier député Allier Socialiste SFIO
Pierre Trémintin député Finistère Démocrate populaire
Michel Zunino député Var Socialiste SFIO

Plusieurs ouvrages doivent être signalés :

  • Jean Marielle et Jean Sagnes, Pour la République. Le vote des quatre-vingts à Vichy le 10 juillet 1940, Comité en l'honneur des quatre-vingts parlementaires du 10 juillet 1940. [Jean Marielle est le président du Comité et Jean Sagnes professeur d'histoire à l'université de Perpignan]

  • Jean Odin, Les Quatre-vingts, Paris, Taillandier, 1946. Ouvrage réédité par le Conseil général de la Gironde. [Jean Odin était l'un des quatre-vingts et fut le principal animateur du groupe]

  • Vincent Badie [qui devait être le porte-parole du groupe], Vive la République, entretiens avec Jean Sagnes, Toulouse, Privat, 1987

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Les mêmes erreurs viennent d'être commises par les parlementaires pour la modification des institutions en donnant les pleins pouvoirs au Président de la République actuel. Nous devrons espérer que l'histoire ne suivra pas l'exemple de 1940.

Pourquoi croyez vous que nos politiciens d'après guerre ont mis en place une constitution qui empêche les mêmes erreurs, pourquoi croyez vous qu'ils sont actuellement modifiés

Qui s'est opposé en 1940 ? "SFIO = PS" 

Qui s'est opposé en 2008 ? "VERTS + PS + PC + MODEM"...et quelques députés de l'UMP pour la plupart d'entre eux qui sont des férus d'histoire de France

Remerciement à notre camarade et militant pour cette recherche et recueil d'informations : Fabrice 

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25 juillet 2008

Jean-Louis Christ... de plus en plus socialiste !!!

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Sur RFI le 21 juillet 2008

Président de la mission d'information parlementaire sur la politique de la France en Afrique

Dans les conclusions [du rapport sur la politique de la France en Afrique], on avait fait essentiellement la part belle à l'économie et on a oublié d'autres valeurs qui sont celles de la France.»

Le rapport de la mission d'information parlementaire sur la politique de la France en Afrique, qui devait être rendu public ces jours-ci, n'a pas été validé par les députés. Ils ont décidé de prolonger les travaux de la mission de six mois. Ce texte, présenté par le rapporteur Renaud Dutreil (UMP) a été repoussé par la majorité des 10 membres, y compris par les députés UMP. Le président de cette mission, le député UMP du Haut-Rhin, Jean-Louis Christ estime que ce rapport privilégie la dimension « mercantile » des relations entre la France et l'Afrique, au détriment des droits de l'homme.

AUDIO

Par Christine Muratet / [21/07/2008]

"Nous commençons a croire que notre maire de Ribeauvillé nous demandera prochainement la carte du parti socialiste, mais que fait il à l'UMP avec des discours et des actes de ce type il s'écarte de plus en plus du pouvoir en place."

cameleonDeviendrait-il socialiste ou resterait-il caon ?

23 juillet 2008

Ce n’est pas la victoire de la démocratie !

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Chères amies, Chers amis,

La réforme des institutions a été adoptée hier par le Congrès réuni à Versailles.

Ce n’est pas la victoire de la démocratie, c’est le renforcement du pouvoir monocratique de Nicolas Sarkozy, à coups de pressions indignes sur plusieurs députés.

C’est Robert Badinter, l’ancien président du Conseil constitutionnel, qui a le mieux exposé les raisons de ne pas voter ce texte et souligné l’occasion perdue de mettre fin à la « monocratie » qui caractérise aujourd’hui notre régime (Vous pourrez lire son texte ci-dessous.)

Où sont les garanties et les moyens d'indépendance de la presse ? Aujourd'hui, on constate la mainmisesego3 des groupes financiers proches du pouvoir sur les principaux médias, et la tentative de mise sous tutelle du service public de l'audiovisuel. Où est le mandat unique qui permettrait au Parlement d’être plus représentatif de la société française ? Il manque aussi ces deux autres piliers que sont la démocratie sociale - on a vu récemment la façon humiliante dont Nicolas Sarkozy traite les syndicats - et la démocratie territoriale, avec une nouvelle étape de décentralisation qui permettrait à l'État d'être plus efficace.

Certains reprochent à la gauche d’être dans une « opposition pavlovienne ». Mais c’est la droite qui conduit une politique dure, dogmatique, brutale et cela, de façon systématique ! C’est le régime du mépris généralisé, comme je le disais dans une
interview au Parisien.

Alors non, il n’était pas moral de donner quitus à un gouvernement qui, tous les jours, donne de mauvais exemples de gestion des affaires publiques. Un seul socialiste a voté en faveur de la réforme. Comme par hasard, celui-là même qui m’a violemment attaquée quand je me contentais de dire la vérité sur Nicolas Sarkozy. Saura-t-on le prix payé pour ce vote ? Quelle dépendance et pourquoi ? Les démocrates, eux, en supporteront le coût. Bravo, en tous cas, aux élus radicaux qui ont résisté à la pression.

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Question plus importante : qui, pendant ce temps-là, se soucie de la vie quotidienne des Français, sur laquelle cette réforme institutionnelle n’aura aucun effet ? Cet été, ils vont passer moins de temps en vacances que l’an dernier et sont déjà préoccupés par les factures de la rentrée.

À ce sujet, je retiens deux faits marquants dans l’actualité. L’insee nous apprend que le nombre de Français pauvres a encore augmenté. Ce sont aujourd’hui 7,9 millions de personnes qui gagnent moins de 880 euros par mois. Presque 14 % de la population. C’est énorme et inquiétant.

À l’autre bout de la chaîne, les plus riches voient leurs revenus augmenter sans arrêt. Le nombre d’assujettis à l’impôt sur la fortune est maintenant de 548 000 foyers. Mais, comble du comble, les recettes que l’impôt sur la fortune apporte à l’État ont baissé de presque 6 % par rapport à l’an dernier. Les avantages fiscaux accordés par la droite aux plus riches portent leurs fruits. Au détriment de tous les autres…

Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, ne baissons pas les bras pour combattre ce système politique.

À bientôt

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« Non à l'hyperprésidence »

Publié dans l’édition du Monde du 20 juillet 2008

« Certains se demandent si, en refusant de voter la révision constitutionnelle, les socialistes ne sont pas en train de passer à côté d'une opportunité : rééquilibrer les institutions. La réponse est non. Cette révision est une occasion perdue, non pour les socialistes, mais pour la République. Nos institutions souffrent d'un mal profond : l'hyperpuissance du président. Il est le véritable chef du gouvernement, pour ne pas dire le gouvernement à lui seul, dans la pratique actuelle de l'Elysée. Et, depuis le quinquennat et la succession des élections présidentielle et législatives, il est le chef réel de la majorité présidentielle à l'Assemblée. La séparation des pouvoirs n'est plus qu'apparence. De surcroît, ce pouvoir sans pareil n'est assorti d'aucune responsabilité. J'appelle ce régime la monocratie : le pouvoir d'un seul dans la République.

Or le projet de révision ne réduit pas les pouvoirs du président. Il les accroît en lui permettant de s'adresser directement aux parlementaires réunis en Congrès. Le président présentera un bilan flatteur de son action et fera acclamer par sa majorité son programme de gouvernement. Le premier ministre comme chef de la majorité parlementaire disparaît. Le renforcement des prérogatives du Parlement, premier objectif de la révision selon le président, est un leurre en termes de pouvoir réel. Tant que le président sera le chef incontesté de la majorité à l'Assemblée, le Palais-Bourbon demeurera une annexe du palais de l'Elysée. "Cy veut le Roi, cy fait la loi", l'axiome de l'Ancien Régime demeure la règle sous la Ve République.

Quant aux pouvoirs de nomination du président aux grandes fonctions (Conseil constitutionnel, CSA, etc.), on annonce "un changement considérable" : le choix du président pourra être refusé par un vote des trois cinquièmes des membres d'une commission parlementaire. Mais un tel vote requiert le concours de la majorité présidentielle, qui ne sera jamais donné contre la volonté du président. Si on voulait rendre ces nominations consensuelles, il faudrait une majorité positive des trois cinquièmes nécessitant l'accord de l'opposition. On est loin du compte.

D'autres font valoir que la réforme accorde à l'opposition parlementaire des droits nouveaux. Mais il faut regarder la portée des textes et non pas seulement l'étiquette. On nous dit : le Parlement aura la maîtrise de la moitié de l'ordre du jour, "un progrès immense". Mais qu'en est-il pour l'opposition ? Le projet lui réserve un jour pour trois semaines, à partager avec les centristes. Belle avancée démocratique !

Autre exemple. Le président annonce que la présidence d'une commission parlementaire sur huit sera réservée à l'opposition. Pourquoi pas trois ? Nous ne demandons pas des pourboires, mais un rééquilibrage.

Enfin, la révision proposée consolide le mode d'élection archaïque des sénateurs, qui assure à la droite une majorité pérenne au Sénat. Cette situation est un défi à la démocratie. Le comité Balladur avait ouvert la voie à un changement possible. La droite sénatoriale a tout refusé à ce sujet. Elle entend demeurer maîtresse du Sénat et, par là, de toute révision constitutionnelle proposée par la gauche. Lors de la prochaine alternance, la gauche devra donc présenter un projet de révision constitutionnelle, soumis directement au pays par voie de référendum. Il devra inclure la reconnaissance du droit de vote aux élections municipales des immigrés régulièrement établis en France. Cette réforme-là, si importante pour l'intégration, est ignorée par l'actuelle révision.

Dans ces conditions, libre à qui le veut de danser un pas de deux constitutionnel avec le président de la République. Ce n'est pas notre choix. »

Robert Badinter, sénateur, ancien président du Conseil constitutionnel




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